Pierre Barrieau

Pierre Barrieau détient un Baccalauréat en Sociologie, une maîtrise en Études Urbaines de l’École des Sciences de la Gestion de l’UQAM et termine actuellement son doctorat au même programme. Depuis 2007, il enseigne la planification des transports et l’urbanisme au niveau du premier et second cycle aux universités Concordia, Carleton, York, de Montréal et UQAM. Il a travaillé en mobilité collective et active pour divers organismes dont Transports Canada, Transports Québec, l’Agence Métropolitaine de Transport (AMT), la Société de Transport, Montréal (STM) et la Ville de Montréal et la Communauté Métropolitaine de Montréal (CMM).

Thème de la conférence : Les moyens de favoriser le transport actif à Montréal, les problématiques soulevées aux pistes de solutions envisageables.

Titre de la conférence : L’optimisation de l’infrastructure cyclable suite à l’aménagement du Quartier des Spectacles

23 mai, 10 :45-12 :15, 2ième panel de conférences

Trois grands projets d’infrastructure reliés à la pratique de vélo comme moyen de transport actif ont étés réalisés à l’est du centre-ville de Montréal durant l’administration Tremblay: le Quartier des Spectacle, le service de partage de vélos Bixi et la piste cyclable du Boulevard de Maisonneuve. Ces trois projets ont contribué à l’augmentation des déplacements en vélo à Montréal. Le conférencier propose de présenter une analyse critique des projets et d’apporter ses recommandations.

Magali Bebronne

Magali Bebronne est Agente de liaison en transports actifs chez Vélo Québec, plus spécifiquement en milieu scolaire. Elle pilote de développement et le déploiement du Certificat Cycliste Averti.

Thème de la conférence : Les moyens de favoriser le transport actif à Montréal, les problématiques soulevées aux pistes de solutions envisageables.

Titre de la conférence : Le Certificat Cycliste Averti

24 mai, 12:30-14 :00 5ième panel de conférences

S’inspirant de programmes développés depuis des années, voire des décennies, dans des pays favorables à la pratique du vélo, Vélo Québec lance à son tour le Certificat Cycliste Averti, un programme d’éducation cycliste en milieu scolaire pour les élèves du troisième cycle primaire. Constitué de cours théoriques en classe, de pratique en milieu fermé, de sorties sur route et d’un examen individuel, le Certificat vise à qualifier les jeunes à se déplacer de façon autonome et sécuritaire dans leur milieu. Il s’inscrit dans le programme de formation de l’école québécoise et se donne comme objectif de former les futures générations à être des citoyens actifs.

Déployé en mode pilote auprès de cinq écoles montréalaises au printemps 2015, le Certificat Cycliste Averti devrait dans les années à venir s’implanter dans les régions québécoises. Complémentaire aux initiatives telles que « À pied, à vélo, ville active » qui cherchent à rendre les environnements plus sécuritaires et favorables aux transports actifs, le Certificat veut inverser la tendance actuelle montrant que les jeunes pédalent de moins en moins. La conférence tentera de répondre aux questions suivantes : Quel type d’initiative peut favoriser la pratique de transport actif chez les jeunes ? Que pouvons-nous apprendre des autres pays qui ont mis en place des initiatives semblables ? Que pouvons-nous apprendre de ces premières expériences montréalaises ?

Carole Clavier et France Gagnon

Carole Clavier détient un doctorat en science politique de l’Université de Rennes 1 (France). Elle est professeure au département de science politique de l’UQAM. Elle a été post-doctorante à la Chaire Approches communautaires et inégalités de santé de l’Université de Montréal et chercheure à la Direction de santé publique de Montréal. Elle s’intéresse à l’action publique locale, aux transferts de politiques publiques et aux politiques intersectorielles, en particulier en lien avec les questions de santé publique.

France Gagnon, détentrice d’un doctorat en science politique de l’Université Laval, est professeure à la TÉLUQ (Université du Québec) depuis 1996. Depuis 2005, elle est co-directrice du Groupe d’études sur les politiques publiques et la santé (GÉPPS). Ses projets de recherche actuels portent sur la mise à profit des connaissances par les acteurs de santé publique lors de la formulation des politiques publiques et sur la prise en compte de la santé dans le développement de politiques en lien, par exemple, avec le gaz de schiste.

Thème de la conférence : Les moyens de favoriser le transport actif à Montréal, les problématiques soulevées aux pistes de solutions envisageables.

Titre de la conférence : Des théories d’étude des politiques publiques pour comprendre les difficultés de mise en œuvre des politiques de transport actif

23 mai, 9:15-10:15, 1er panel de conférences

Depuis le début des années 2000, les villes de Montréal et Toronto développent des politiques de transport actif. La mise en œuvre de ces politiques semble confrontée à d’importantes difficultés, qui ont parfois conduit à réduire les budgets du transport actif ou à démanteler des pistes cyclables nouvellement installées. L’objectif général de notre recherche en cours est de comprendre et comparer les processus et conditions qui sous-tendent la mise en œuvre des politiques de transport actif en faveur de la marche et du vélo à Montréal et Toronto et, ainsi, produire des connaissances qui pourront soutenir la mise en œuvre de telles politiques à l’avenir.

Dans cette communication, nous proposons, de façon plus ciblée, de montrer que les théories d’étude des politiques publiques développées en science politique sont utiles pour comprendre ces difficultés de mise en œuvre. Le concept de sous-système de politique publique – central dans l’approche des coalitions de cause de Sabatier et Jenkins-Smith – permet d’identifier et d’analyser les configurations d’acteurs impliqués dans la politique de transport actif. Ces acteurs sont non seulement les acteurs étatiques (politiques et administratifs) mais aussi les groupes d’intérêt, les citoyens, les acteurs privés, etc. Ce sous-système présente en outre la particularité de rassembler des acteurs de différentes politiques publiques (transport, urbanisme, environnement et santé notamment). L’hypothèse que nous cherchons à confirmer par la recherche est que les changements dans la composition du sous-système entre la mise à l’agenda et la mise en œuvre de la politique peuvent expliquer les difficultés de mise en œuvre.

François Gagnon

François Gagnon, chercheur au Centre de collaboration nationale sur les politiques publiques et la santé, a réalisé sa thèse de doctorat sur les politiques de gestion de la circulation à Montréal. Il travaille depuis huit ans au Centre de collaboration nationale sur les politiques publiques et la santé (CCNPPS), un centre d’expertise situé à l’Institut national de santé publique du Québec. Il effectue régulièrement des présentations qui portent sur les différentes interventions ou mesures favorisant les transports actifs sécuritaires, comme l’apaisement de la circulation les régimes routiers, les carrefours giratoires ou la limitation de la vitesse de circulation à 30km/h dans les rues locales. Il a également publié et édité de nombreux documents sur la question.

Thème du colloque : Les moyens de favoriser le transport actif à Montréal, les problématiques soulevées aux pistes de solutions envisageables.

Titre de la conférence : Des normes d’aménagement des rues favorables au transport actif sécuritaire

23 mai, 10 :45-12 :15, 2ième panel de conférences

Dans la foulée du processus de motorisation à grande échelle qui s’est amorcé à compter du milieu du 20ième siècle, les rues des villes ont été codifiées comme des routes. Les normes encadrant l’aménagement des voies publiques ont été ainsi établies, que ce soit leur largeur, leur connectivité ou les vitesses pouvant être pratiquées, afin de maximiser la capacité et la fluidité des modes de déplacement motorisés. Cela a réduit considérablement la convivialité et la sécurité des rues pour les usagers des modes de déplacements actifs, tels la marche et le vélo.

Depuis quelques années, plusieurs villes ont toutefois commencé à remettre en question ce mode de déplacement. En effet, plusieurs villes européennes et nord-américaines ont commencé à modifier significativement certaines de ces normes, dans le but explicite de favoriser le transport actif sécuritaire, repartageant dans la foulée l’espace de déplacement. Pour cette communication, le conférencier propose de discuter de deux modifications majeures qui ont été apportées : la première concerne la norme qui spécifie que la largeur des voies de circulation doit être de 3,0 mètres par défaut et la deuxième porte sur la limitation de vitesse de circulation à 30km/h sur les rues locales. Les effets de leur application dans un contexte nord-américain seront présentés, dont sur les infrastructures cyclistes et piétonnes (leur développement, leur convivialité, leur sécurité). De plus, leur potentiel pour les municipalités du Québec, dont Montréal en particulier, sera présenté.

Nathalie Rémond

Nathalie Rémond, représentante de la Coalition Vélo de Montréal, est née dans un contexte où la place du vélo était insignifiante que, de son enfance jusqu’à ses premiers pas dans la vie professionnelle, les occasions de rencontrer des gens qui auraient été en mesure de l’initier à la pratique du vélo comme mode de transport actif ont été quasi inexistantes. A partir de 2001, des personnes, amis et collègue l’amènent peu à peu à prendre conscience des bienfaits pour la santé de la pratique du vélo au quotidien. En 2004, elle séjourne une année à Freiburg im Breisgau, ville allemande très tournée vers le vélo, cette expérience l’encourage à vivre sans voiture. De retour en France, elle choisit de ne pas remplacer sa vieille voiture détruite dans un accident de la route. En 2011, quand elle quitte la Savoie avec son mari pour Montréal, ils emmènent leurs quatre vélos. Même si le Québec n’est pas particulièrement un pays tourné vers le vélo, elle vit de belles choses et considère que vivre à Montréal sans voiture est un vrai bonheur, cela même au-delà de la belle saison.

Thème de la conférence : L’émergence de l’action communautaire (organisations cyclistes et piétonnes, ateliers de vélo communautaires) et d’initiative dans le domaine du transport actif.

Tire de la conférence : L’année 2014 vue par la Coalition Vélo de Montréal

23 mai, 13:45-15:15:15, 3ième panel de conférences

La Coalition Vélo de Montréal, née en 2012 de l’initiative citoyenne, a pour mission de promouvoir le Vélo Urbain en offrant une plate-forme commune à toutes les organisations et individus œuvrant déjà dans ce sens dans le grand Montréal. L’année 2014 a été très riche en événements marquants qui ont permis à la Coalition de centrer sa réflexion et son action sur les sujets essentiels pour le développement du vélo comme moyen de transport actif à Montréal. Cette communication consiste en une rétrospective de ces évènements et des actions menées par la Coalition.

Lily Ranger

Lily Ranger, actuellement à la maîtrise en Études urbaines de l’UQAM, détient un baccalauréat en urbanisme de la même université. Dans le cadre de sa formation du premier cycle, elle a effectué une session à l’université d’Hanyang de Séoul en Corée du Sud et, à l’été 2014, un stage à la Oficina del Historiador de La Havane à Cuba. Pour l’été 2015, elle s’apprête à suivre un cours portant sur la planification des infrastructures cyclable à l’Université d’Amsterdam aux Pays-Bas. Dans ses temps libres elle prend plaisir à navetter à vélo, été comme hiver. Elle travaille en tant que messagère à vélo pour une compagnie de traiteur montréalais qui approvisionne les employés de bureau au centre-ville et dans le Vieux-Port de Montréal. Son projet de mémoire de maîtrise, sous la direction d’Ugo Lachapelle, porte sur les notions de satisfaction et de plaisir chez les cyclistes montréalais.

Thème de la conférence : Les moyens de favoriser le transport actif à Montréal, les problématiques soulevées aux pistes de solutions envisageables.

Titre de la conférence : La communauté uqamienne et le transport durable : le navettage à vélo dans l’ombre du transport en commun

23 mai, 13:45-15:15:15, 3ième panel de conférences

Cette communication porte sur les résultats de l’enquête UQAMobilité qui a été dirigée par Ugo Lachapelle, professeur au Département d’études urbaines et touristiques de l’UQAM, et qui a porté sur les déplacements des membres de la communauté de l’UQAM. Réalisée au printemps 2014, elle a été menée avec la collaboration du Service de planification académique et de recherche institutionnelle (SPARI) à la demande des Services des immeubles et de l’équipement (SIE).

L’Université du Québec à Montréal (UQAM) située aux abords de la station Berri-UQAM, offre des conditions de déplacement en transport en commun de qualité à l’ensemble de la communauté universitaire qui y étudie et y travaille. En effet, on constatait lors d’une enquête menée en 2006 que près de 70% de la communauté utilisait régulièrement les transports en commun.

L’objectif de cette présentation sera d’identifier l’état de l’usage du vélo pour le navettage et de le comparer au mode de navettage le plus populaire parmi les membres de la communauté uqamienne, le transport en commun. Qui sont les cyclistes? Dans quelles conditions et à quelle fréquence se déplacent-ils vers l’UQAM? Quelles infrastructures sont nécessaires, défaillantes, ou méconnues par la communauté? Peut-on comparer la satisfaction des cyclistes à celle des utilisateurs des services de transport en commun lors de leur navettage?

Ces données pourront servir à la mise en place d’approches novatrices pouvant encourager et faciliter l’utilisation du vélo afin de désengorger le système de transport en commun à proximité de l’UQAM, et d’ainsi contribuer au bien-être général de la communauté uqamienne.

Éric Robitaille

Éric Robitaille, chercheur à l’Institut National de Santé Publique du Québec, détient un doctorat en études urbaines de l’INRS Urbanisation Culture Société. Il travaille depuis sept ans à l’Institut national de santé publique du Québec à titre de conseiller scientifique au sein de l’équipe des saines habitudes de vie. Il est aussi chargé d’enseignement clinique au département de médecine sociale et préventive à l’Université de Montréal. Il se spécialise dans l’étude des liens entre les caractéristiques de l’environnement bâti, l’alimentation, l’activité physique et le poids corporel. Il est l’auteur et le coauteur de plusieurs rapports et de quelques articles scientifiques décrivant l’environnement bâti au Québec et de ses liens avec les saines habitudes de vie.

Thème du colloque : Les moyens de favoriser le transport actif à Montréal, les problématiques soulevées aux pistes de solutions envisageables.

Titre de la conférence : Potentiel cyclable et déplacements à vélo pour la région métropolitaine de Montréal : état des lieux et perspectives d’intervention

23 mai, 9:15-10:15, 1er panel de conférences

Au cours des dernières années, plusieurs études ont été publiées concernant l’association entre l’activité physique et l’environnement bâti. En contexte québécois et montréalais, peu d’études ont porté spécifiquement sur le vélo. Le premier objectif est d’exposer le développement d’un indice de potentiel cyclable de l’environnement bâti pour l’ensemble de la région de Montréal. Le deuxième objectif est d’analyser les liens entre cet indice et l’utilisation du vélo pour se déplacer. Des analyses statistiques ont été réalisées afin de déterminer si ce potentiel est associé au déplacement à vélo. Concernant le potentiel cyclable pour la région de Montréal, plusieurs secteurs centraux semblent favorables aux déplacements à vélo, tandis que les secteurs plus périphériques ont un potentiel plus faible. Les résultats des analyses statistiques montrent des associations significatives entre un potentiel cyclable élevé et une probabilité plus élevée d’utiliser le vélo pour se déplacer. À la lumière de ces résultats, il serait intéressant que les intervenants en santé publique et en planification urbaine travaillent à l’implantation de programmes du cadre bâti qui tiennent compte de l’influence des environnements sur les saines habitudes de vie. L’indice décrit est un outil simple qui peut être utilisé par les autorités locales afin d’obtenir des données objectives sur le niveau de potentiel cyclable de leurs quartiers. Ces données pourraient être utilisées pour identifier les zones au sein des municipalités ayant de faible ou de fort potentiel cyclable et permettre aux planificateurs de localiser les endroits ayant besoin d’amélioration afin de les rendre favorable au vélo.

Carl Marquis-Chouinard et Nina Escoute

Carl Marquis-Chouinard, étudiant de deuxième cycle en administration et politiques publiques à l’UQAM, est assistant de recherche sur « La politique de transport actif à Montréal et Toronto » avec Carole Clavier et France Gagnon.

Nina Escoute, étudiante au baccalauréat en science politique à l’UQAM, est également assistante de recherche sur « La politique de transport actif à Montréal et Toronto » avec Carole Clavier et France Gagnon.

Thème de la conférence : Les moyens de favoriser le transport actif à Montréal, les problématiques soulevées aux pistes de solutions envisageables.

Titre de la conférence : La politique de transport actif à Montréal : un réel consensus ?

23 mai, 10 :45-12 :15, 2ième panel de conférences

Depuis le début des années 2000, la ville de Montréal développe une politique de transport actif. À partir du cadre théorique des coalitions de cause de Sabatier et Jenkins-Smith, cette communication visera à présenter le contexte de cette politique, c’est-à-dire les paramètres stables et les événements externes qui peuvent l’influencer. Il s’agit d’une présentation des résultats préliminaires d’une recherche, menée sous la direction des professeures Clavier (UQAM) et Gagnon (TELUQ), qui s’appuie sur l’analyse de la littérature grise et d’une revue de la presse locale entre 2000 et 2014. Ces résultats suggèrent qu’il s’établit un consensus en matière en matière de transport actif : il semble désormais difficile d’exprimer publiquement son opposition aux initiatives en faveur des déplacements à pied et à vélo.

Plusieurs éléments vont dans le sens de ce consensus apparent, en particulier la place qu’occupe le transport actif dans les plans stratégiques de plusieurs institutions, soit une visibilité croissante des groupes de défense des cyclistes et des piétons dans les journaux. Cependant, au-delà des apparences, des tensions remettent en question ce consensus. On les observe notamment par les décalages entre les discours tenus et les réalisations, par les différentes stratégies d’action en faveur du transport actif proposées par les acteurs et à l’occasion de collisions impliquant des cyclistes ou piétons. Comment donc expliquer ce blocage de la mise en œuvre des politiques publiques de transport actif dans un contexte où il est accepté et admis de façon générale? Les conférenciers proposent de discuter de ce constat à la lumière de leurs observations.

Pierre Vachon

Pierre Vachon est coordonnateur (Projet TAER) au Conseil régional de l’environnement de Lanaudière et Bécik Jaune. Ce projet est une seconde carrière, une pré-retraite visant à redonner un peu à la société québécoise ce qu’elle lui a apporté. Après un long séjour en Europe sans automobile, il a réalisé à quel point il était facile de se déplacer d’un point «A» au point «B» dans un temps très court et souvent plus rapidement qu’en véhicule motorisé. Ce constat a suscité chez lui un intérêt pour la question des modes actifs de déplacement. Il tente de comprendre aussi les différences entre la mobilité européenne et québécoise. Lorsqu’on cherche une réponse, elle est souvent plus simple qu’on ne le croit : les gens bougent en Europe. Les circonstances et sa réflexion se sont croisées, lorsqu’il a obtenu un poste à une maison de jeune pour créer un système de transport pour ados.

Thème de la conférence : L’émergence de l’action communautaire (organisations cyclistes et piétonnes, ateliers de vélo communautaires) et d’initiative dans le domaine du transport actif.

Titre de la conférence : Bécik Jaune de 25 à 900 vélos en six saisons

24 mai, 12:30-14 :00, 5ième panel de conférences

Cette communication porte sur la mise en place du projet Bécik Jaune, né en 2009, qui permet à la communauté lanaudoise de se déplacer façon active. D’un petit projet de 25 vélos en service dans le Grand-Joliette, Bécik Jaune est devenu un Vélo en Libre-Service (VLS) gratuit aux usagers, dans quelques villes de Lanaudière. Tout comme réalisé en Europe, le transport actif combiné au transport collectif rendent les déplacements en milieu urbain beaucoup plus rapide que l’auto. Pour réaliser ce projet, le conférencier a intégré des partenaires écoles qui permettent à des élèves en adaptation scolaire, comme un élément de persévérance scolaire, de s’impliquer dans ce projet de transport actif. Après six ans d’existence, Bécyk Jaune regroupe trois écoles ateliers de deux commissions scolaires, plusieurs partenaires et différents bailleurs de fonds. Ce service a permis à la population de cinq villes de bénéficier des Vélos en Libre-Service gratuit. Le conférencier fait une analyse du projet et de son implantation au regard de la politique municipale et gouvernementale.

Roger Sarrasin

Roger Sarrasin, fondateur de Vélo-4-saisons, a commencé sa pratique dès l’âge cinq ans et il a dans sa jeunesse beaucoup pratiqué le vélo utilitaire. À 19 ans, il a quitté Montréal en suivant le pic bois pour ne pas y revenir… mais la vie le rattrape ! Il y a une dizaine d’années, il s’est remis au vélo urbain comme moyen de transport vélo-boulot et il a constaté l’état du réseau des pistes cyclables et des conditions de circulation. À cause des trajets banlieue – Montréal, il passe par différents chemins, rues et boulevards, qui l’ont éclairé (au risque parfois de perdre la vie) sur les réalités des différences modales tant au niveau des comportements, des infrastructures urbaines que des lois. À la recommandation de Vélo-Québec, il a fondé Vélo-4-Saisons, puis Cyclo-Québec pour défendre le principe du cyclomobilisme. Dernièrement, il a rejoint Enviro Mille Îles, Coalition Vélo Montréal et le Comité Vélo Rosemère pour apporter son aide à la promotion du cyclisme utilitaire.

Thème de la conférence : Les moyens de favoriser le transport actif à Montréal, les problématiques soulevées aux pistes de solutions envisageables.

Titre de la conférence : Regard sur la discrimination modale

23 mai, 13:45-15:15:15, 3ième panel de conférences

Cette communication porte sur le droit de se déplacer au Québec et le conférencier cadre la problématique de cette question cruciale de société par le concept de « discrimination modale ». À l’appui de son expérience personnelle et de témoignages, il constate à grand regret que la pratique du vélo comme moyen de transport actif est périlleuse. En se basant sur la définition légale de la discrimination, on peut concevoir la « discrimination modale » de la façon suivante: « c’est l’application d’un traitement, à la fois arbitraire et asymétrique, qui est défavorable aux usagers de modes de transport spécifiques, autres que les véhicules moteurs ayant au minimum quatre roues, dans l’élaboration des infrastructures routières urbaines à usage commun ». Il faut certes différencier l’interdiction (pour des raisons de sécurité) de la discrimination. Il est souhaitable qu’il n’y ait pas de cyclistes sur les autoroutes au milieu des véhicules motorisés, de là l’interdiction. La discrimination modale est beaucoup plus subtile.

Les piétons disposent pour circuler de trottoirs à peu près partout et la discrimination à leur égard se retrouve principalement au niveau des feux de circulation (quoique de moins en moins). Grâce à ces infrastructures, les piétons et les automobilistes sont relativement en sécurité et la cohabitation semble viable. Par contre, les cyclistes ont peu d’infrastructures pour circuler et, malgré le fait qu’ils aient le droit de circuler sur les rues, ils sont constamment confrontés à de multiples problèmes de relation avec les véhicules routiers. Le conférencier observe, par exemple, que les usagers de véhicules routiers ne respectent pas ni le règlement municipal en matière de pistes cyclables ni le Code de Sécurité Routière dans leur relation avec les cyclistes. Dans ces situations de transgression, la sécurité des cyclistes est dangereusement mise en péril. Dans ce contexte de cohabitation périlleuse, le conférencier affirme que le statut du cycliste utilitaire est manifestement, comme citoyen, déclassé aux yeux de la Loi et des autorités municipales. En se basant sur des exemples vécus et en analysant le contenu de lois, le conférencier expose les incohérences du cadre légal quant à la place du cycliste utilitaire dans notre société.