François Gagnon

François Gagnon, chercheur au Centre de collaboration nationale sur les politiques publiques et la santé, a réalisé sa thèse de doctorat sur les politiques de gestion de la circulation à Montréal. Il travaille depuis huit ans au Centre de collaboration nationale sur les politiques publiques et la santé (CCNPPS), un centre d’expertise situé à l’Institut national de santé publique du Québec. Il effectue régulièrement des présentations qui portent sur les différentes interventions ou mesures favorisant les transports actifs sécuritaires, comme l’apaisement de la circulation les régimes routiers, les carrefours giratoires ou la limitation de la vitesse de circulation à 30km/h dans les rues locales. Il a également publié et édité de nombreux documents sur la question.

Thème du colloque : Les moyens de favoriser le transport actif à Montréal, les problématiques soulevées aux pistes de solutions envisageables.

Titre de la conférence : Des normes d’aménagement des rues favorables au transport actif sécuritaire

23 mai, 10 :45-12 :15, 2ième panel de conférences

Dans la foulée du processus de motorisation à grande échelle qui s’est amorcé à compter du milieu du 20ième siècle, les rues des villes ont été codifiées comme des routes. Les normes encadrant l’aménagement des voies publiques ont été ainsi établies, que ce soit leur largeur, leur connectivité ou les vitesses pouvant être pratiquées, afin de maximiser la capacité et la fluidité des modes de déplacement motorisés. Cela a réduit considérablement la convivialité et la sécurité des rues pour les usagers des modes de déplacements actifs, tels la marche et le vélo.

Depuis quelques années, plusieurs villes ont toutefois commencé à remettre en question ce mode de déplacement. En effet, plusieurs villes européennes et nord-américaines ont commencé à modifier significativement certaines de ces normes, dans le but explicite de favoriser le transport actif sécuritaire, repartageant dans la foulée l’espace de déplacement. Pour cette communication, le conférencier propose de discuter de deux modifications majeures qui ont été apportées : la première concerne la norme qui spécifie que la largeur des voies de circulation doit être de 3,0 mètres par défaut et la deuxième porte sur la limitation de vitesse de circulation à 30km/h sur les rues locales. Les effets de leur application dans un contexte nord-américain seront présentés, dont sur les infrastructures cyclistes et piétonnes (leur développement, leur convivialité, leur sécurité). De plus, leur potentiel pour les municipalités du Québec, dont Montréal en particulier, sera présenté.