Éric Robitaille

Éric Robitaille, chercheur à l’Institut National de Santé Publique du Québec, détient un doctorat en études urbaines de l’INRS Urbanisation Culture Société. Il travaille depuis sept ans à l’Institut national de santé publique du Québec à titre de conseiller scientifique au sein de l’équipe des saines habitudes de vie. Il est aussi chargé d’enseignement clinique au département de médecine sociale et préventive à l’Université de Montréal. Il se spécialise dans l’étude des liens entre les caractéristiques de l’environnement bâti, l’alimentation, l’activité physique et le poids corporel. Il est l’auteur et le coauteur de plusieurs rapports et de quelques articles scientifiques décrivant l’environnement bâti au Québec et de ses liens avec les saines habitudes de vie.

Thème du colloque : Les moyens de favoriser le transport actif à Montréal, les problématiques soulevées aux pistes de solutions envisageables.

Titre de la conférence : Potentiel cyclable et déplacements à vélo pour la région métropolitaine de Montréal : état des lieux et perspectives d’intervention

23 mai, 9:15-10:15, 1er panel de conférences

Au cours des dernières années, plusieurs études ont été publiées concernant l’association entre l’activité physique et l’environnement bâti. En contexte québécois et montréalais, peu d’études ont porté spécifiquement sur le vélo. Le premier objectif est d’exposer le développement d’un indice de potentiel cyclable de l’environnement bâti pour l’ensemble de la région de Montréal. Le deuxième objectif est d’analyser les liens entre cet indice et l’utilisation du vélo pour se déplacer. Des analyses statistiques ont été réalisées afin de déterminer si ce potentiel est associé au déplacement à vélo. Concernant le potentiel cyclable pour la région de Montréal, plusieurs secteurs centraux semblent favorables aux déplacements à vélo, tandis que les secteurs plus périphériques ont un potentiel plus faible. Les résultats des analyses statistiques montrent des associations significatives entre un potentiel cyclable élevé et une probabilité plus élevée d’utiliser le vélo pour se déplacer. À la lumière de ces résultats, il serait intéressant que les intervenants en santé publique et en planification urbaine travaillent à l’implantation de programmes du cadre bâti qui tiennent compte de l’influence des environnements sur les saines habitudes de vie. L’indice décrit est un outil simple qui peut être utilisé par les autorités locales afin d’obtenir des données objectives sur le niveau de potentiel cyclable de leurs quartiers. Ces données pourraient être utilisées pour identifier les zones au sein des municipalités ayant de faible ou de fort potentiel cyclable et permettre aux planificateurs de localiser les endroits ayant besoin d’amélioration afin de les rendre favorable au vélo.